Parc national de Morne Trois Pitons

Découvrir le parc national de Morne Trois Pitons

Une forêt tropicale luxuriante est associée à des caractéristiques volcaniques d’un grand intérêt panoramique et scientifique dans ce parc national centré sur le Morne Trois Pitons, volcan qui culmine à 1 342 m. Avec des pentes escarpées, des vallées étranglées, 50 fumerolles et des sources d’eau chaude, trois lacs d’eau douce, un « lac bouillonnant », cinq volcans répartis sur les 7 000 ha du site et la diversité biologique la plus riche des Petites Antilles, le parc national de Morne Trois Pitons présente une combinaison rare de caractéristiques de patrimoine mondial.

Valeur universelle exceptionnelle du parc national de Morne Trois Pitons

Brève synthèse

Une chaîne de montagnes accidentée alternant volcans escarpés et canyons abrupts forme l’épine dorsale naturelle de la Dominique, une île volcanique des Petites Antilles. Le parc national de Morne Trois Pitons (PNMTP) protège la partie la plus pittoresque des hautes terres du centre et du sud de l’île qui s’étend sur 6857 hectares, soit environ 9% de la superficie totale du pays. Morne Trois Pitons, l’un des cinq volcans composites du parc, en constitue le joyau. Dressé à plus de 1300 mètres, cet ensemble spectaculaire de dômes constitue le point culminant du bien. Le paysage du parc est dominé par ces reliefs extrêmes recouverts de divers types de forêts tropicales qui s’inscrivent dans le cadre spectaculaire d’une topographie volcanique aux caractéristiques variées. De nombreux lacs et piscines naturelles viennent compléter la beauté des paysages, dont le lac Boeri et le lac Freshwater, les plus grands du pays. Un grand nombre de rivières et de criques prennent naissance dans le PNMTP, formant de magnifiques cascades en descendant vers l’océan.

On trouve dans le PNMTP de puissants amas volcaniques entourés de glacis abrupts et de soufrières, en particulier la Grande Soufrière ou Vallée de la Désolation. Dans cette vaste étendue en forme d’amphithéâtre entourée de montagnes, l’activité volcanique se manifeste sous forme de ruisseaux de différentes couleurs ponctués de fumerolles et de sources chaudes, d’étangs de boue bouillonnante et du bien nommé Lac bouillonnant, une immenses source d’eau chaude qui atteint une température d’environ 95°C. Entouré de falaises abruptes, le lac est l’un des plus grands du monde dans sa catégorie. Il bouillonne en permanence, et sa vapeur émet un son presque surréaliste. Son niveau d’eau et sa couleur varient énormément.

La végétation aride de la Vallée de la désolation contraste vivement avec la végétation luxuriante qui domine ailleurs le paysage. Le relief accidenté et abrupt produit une mosaïque extrêmement variée de végétation et d’habitats. On distingue au moins cinq types de forêts, notamment des forêts naines rares ou des forêts de nuages ​​plus en altitude. L’état de conservation des forêts est dans l’ensemble excellent, dans une région qui a perdu par ailleurs l’essentiel de son couvert forestier historique. Le PNMTP est connu pour sa flore riche et partiellement endémique et pour sa faune remarquable. Le bien possède d’importantes ressources en eau douce, notamment dans les eaux d’amont des ruisseaux et des rivières de la moitié sud de l’île.

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Critère (viii) : Le bien comprend des spécimens et des réseaux de caractéristiques géomorphologiques uniques et intactes, créées par une succession d’éruptions volcaniques. La géologie et les reliefs caractéristiques du parc national de Morne Trois Pitons se composent de trois grands types de formations géologiques : les amas volcaniques, les glacis et les soufrières. Le bien expose une splendide palette d’activités volcaniques sous forme de ruisseaux de différentes couleurs ponctués de fumerolles, d’étangs de boue et de sources chaudes, dont l’impressionnant Lac bouillonnant. Les processus de réduction géomorphologique se poursuivent dans ce cadre largement intact, dont la valeur panoramique est unique et l’intérêt scientifique majeur.

Critère (x) : Le Parc national de Morne Trois Pitons abrite l’une des très rares zones forestières intactes subsistant dans les îles des Caraïbes. Différents exercices de définition des priorités ont conduit à reconnaître cette région comme un centre d’endémisme d’importance mondiale où la biodiversité est fortement menacée. Le long des gradients altitudinaux et microclimatiques extrêmes a évolué une variété prodigieuse de forêts, avec une flore très diversifiée et de nombreuses espèces de plantes vasculaires endémiques. On y trouve aussi des reptiles et des amphibiens endémiques et un nombre remarquable d’espèces d’oiseaux, comme le perroquet impérial et le vulnérable perroquet à col rouge, endémiques à la Dominique. Une grande partie de la richesse biologique reste à documenter et la recherche pourrait révéler de nouveaux secrets de la biodiversité.

Intégrité

Même si le bien n’est pas très vaste en termes absolus, il couvre toutes proportions gardées une zone importante de la petite île de la Dominique. Les limites du bien incluent de manière satisfaisante les caractéristiques et phénomènes géologiques et volcaniques, et comprennent des zones représentatives des différents types de forêts tropicales. Les forêts abritent un microcosme de la diversité biologique et de l’endémisme des espèces de la Dominique et offrent un habitat intact et protégé à une grande variété de flore et de faune, notamment à une série d’espèces endémiques appartenant à plusieurs groupes taxonomiques.

L’état de conservation du bien est globalement bon. Sa protection naturelle est élevée du fait de sa topographie accidentée et de l’absence d’infrastructures routières. Alors que l’utilisation historique des terres et des ressources est mal documentée, il n’existe pas aujourd’hui de villages dans les limites du PNMTP ni de grandes agglomérations dans ses environs immédiats. Le bien a subi quelques impacts mineurs provoqués par l’exploitation d’une petite carrière, un empiétement agricole au sud et l’exploitation hydroélectrique, dont la Compagnie d’Électricité de la Dominique s’est vue accorder les droits, qu’elle a utilisés jusqu’à présent de manière responsable.

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Tant que les exigences légales sont maintenues et appliquées de facto, les attributs essentiels et les valeurs de patrimoine naturel du parc ne sont pas immédiatement menacés.

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Certains récits historiques suggèrent que la conservation des forêts intérieures de la Dominique pourrait être en partie liée à la résistance farouche des habitants aux établissements humains. L’histoire officielle de la conservation du Parc national de Morne Trois Pitons remonte aux années 1950 lorsque la région a été proposée comme réserve forestière. Le PNMTP a été désigné en 1975 comme premier parc national du pays en vertu des dispositions de la Loi sur les parcs nationaux et les zones protégées. La responsabilité de sa protection et de sa gestion incombe à la Division des forêts, de la faune et des parcs nationaux du Ministère de l’agriculture et de la pêche. L’Unité des parcs nationaux de cette division, dont le siège social est à Roseau, la capitale toute proche, assume les responsabilités courantes relatives au PNMTP. Le développement et la gestion du Parc national de Morne Trois Pitons sont guidés par des plans de gestion qui s’étendent sur plusieurs années.

Même si le bien est dans un bon état de conservation, il n’est pas à l’abri d’un ensemble de menaces et de problèmes bien connus dans les îles des Caraïbes. On y trouve des espèces exotiques envahissantes, comme l’opossum et l’agouti, mais aussi des chats, des porcs et des rats sauvages, dont les impacts sont encore mal compris et mal suivis. Une meilleure compréhension est donc indispensable. L’importance du PNMTP pour l’hydroélectricité, l’énergie géothermique et l’eau potable figure en termes clairs dans la législation sur la conservation. Des droits ont été accordés au fournisseur public d’énergie électrique. La poursuite du développement et de la distribution d’énergie, ainsi que l’utilisation de l’énergie géothermique, sont autorisées et appellent un minutieux équilibre entre les exigences de conservation et les exigences sociétales concurrentes.

La Dominique est exposée aux fortes tempêtes tropicales. Les violents ouragans survenus notamment en 1979 et 1980 ont sérieusement endommagé les forêts. Un autre problème est le tourisme qui reste localisé en raison de la pauvreté des infrastructures. Un projet de construction de téléphérique destiné à traverser le bien n’a pas été approuvé, mais il sert à rappeler que l’équilibre entre les avantages et les inconvénients du développement du tourisme dans les zones protégées est délicat.

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En termes de conservation des espèces et de sensibilisation, le perroquet impérial ou sisserou, l’oiseau national de l’île représenté sur le drapeau du pays, a une grande valeur symbolique. On sait que certains de ses habitats privilégiés se trouvent à l’extérieur du parc, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’un élargissement des limites du bien.

Depuis le début, le PNMTP souffre d’un manque de personnel et de crédits et dépend de soutiens extérieurs. La gestion à venir devra veiller à ce que les menaces évoquées ci-dessus puissent être résolues grâce à l’attribution d’un financement adéquat et au renforcement des capacités.

Le parc national de Morne Trois Pitons est un parc national de la Dominique, classé au patrimoine mondial naturel par l’UNESCO.

Comme son nom l’indique, il est situé sur le volcan Morne Trois Pitons. Le parc s’illustre notamment par la richesse de sa flore endémique. Beaucoup de cascades sont également présentes dans le parc, les plus célèbres étant les Middleham falls, les Trafalgar Falls ainsi que la cascade d’Emerald Pool.

La Dominique (en anglais : Dominica), en forme longue le Commonwealth de la Dominique7, est un pays et une île de l’archipel des Caraïbes, située entre les îles françaises des Saintes et de Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au nord, et de la Martinique, au sud. Son nom kalinago est « Wai’tu kubuli », qui signifie « Son corps est grand ».

Le premier Européen à l’avoir abordée est Christophe Colomb, lors de son deuxième voyage, en 1493. Avant son indépendance en 1978, la Dominique était un État associé de la couronne britannique (West Indies Associated States (en)) et, avant 1967, une colonie britannique membre de l’éphémère fédération des Indes occidentales (1958-1962). L’île a auparavant connu une présence française jusqu’au traité de Paris de 1763. Toutefois, la France occupe de nouveau brièvement l’île à deux reprises par la suite (1778 et 1814).

L’île de la Dominique est située en plein cœur des Petites Antilles, à 41 km au nord-nord-ouest des côtes de la Martinique, à 29 km au sud-est des côtes des Saintes et autant au sud-sud-ouest de celles de Marie-Galante ; ces dernières constituant deux des dépendances de la Guadeloupe.

Surnommée l’île aux 365 rivières, les principaux fleuves se jetant à l’ouest dans la mer des Caraïbes sont le Layou (21,8 km) et le Roseau (20 km), et le principal fleuve se jetant à l’est dans l’océan Atlantique est le Toulaman (15 km).

Également, la Dominique compte environ trente chutes d’eau formant des piscines naturelles ainsi que des sources d’eaux chaudes. Enfin, le plus grand lac de cratère de l’île est le lac Boeri, situé dans le parc national.