Réserve nationale de faune du Cap Tourmente

Le Réserve nationale de faune du Cap Tourmente constitue une réserve faunique chevauchant la municipalité de Saint-Joachim et la partie sud-ouest du territoire non organisé de Sault-au-Cochon, dans la municipalité régionale de comté (MRC) de La Côte-de-Beaupré, dans la région administrative de la Capitale-Nationale, au Québec, au Canada.

La RNF du Cap-Tourmente est composée de marais, de plaines, de forêts et de collines/montagnes en bordure de la rive nord du fleuve Saint-Laurent. Ce marais s’avère l’une des principales haltes de la grande oie des neiges durant sa migration printanière et automnale. Cette réserve faunique constitue une zone humide reconnue internationalement en vertu de la Convention de Ramsar en 1981; cette réserve exceptionnelle a été la première à se faire attribuer cette reconnaissance en Amérique du Nord. Constituée en 1978 par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), cette réserve faunique a pour mission de protéger un marais à scirpe d’Amérique.

La renommée internationale de cette aire protégée est particulièrement dérivée des spectacles grandioses des dizaines de milliers de grandes oies des neiges lors de leurs rassemblements migratoires biannuels. En spectacle dans la réserve, elles s’envolent en nuée ou forment de grandes toiles de points blancs flottant sur les eaux du fleuve. Avantageusement situé près de la ville de Québec, cette réserve offre aux visiteurs un cachet particulier d’observation de la faune, de la flore et de la nature à chaque saison.

Cette réserve comprend les basses terres et le plateau laurentien. Le poste de perception de la réserve est situé le long de la voie ferrée du Train de Charlevoix, soit à côté de la Petite Ferme et à 300 m de la rive (à marée haute) du fleuve Saint-Laurent.

Géographie[modifier]

Le poste d’accueil de la RNF du Cap-Tourmente est situé à 48 km au nord-est du Centre-ville de Québec, sur la rive nord-ouest du fleuve Saint-Laurent, soit face à l’extrémité nord-est de l’Île d’Orléans. Le territoire de la réserve est entouré par (sens horaire): la municipalité de Saint-Joachim (dans laquelle est située la réserve), la municipalité de Saint-Tite-des-Caps (côté nord) et le territoire non organisé de Sault-au-Cochon (côté est). Cette réserve est localisée à la confluence de l’estuaire supérieure et fluvial du Saint-Laurent. Son territoire est situé à la jonction du Bouclier canadien, des Basses-Terres du Saint-Laurent et des Appalaches.

Cette réserve présente des reliefs variés: fleuve Saint-Laurent, battures de la Pointe aux Prêtres, des grands marais côtiers, la plaine agricole et forestière, zone montagneuse et trois cours d’eau. La plaine côtière de la réserve (partie ouest) est traversée par le chemin du Train de Charlevoix lequel s’enligne vers le pied de la falaise de Cap Tourmente, en longeant le fleuve à destination de La Malbaie.

Le sommet de la montagne Cap Tourmente est à 580 m d’altitude. Le sentier menant au belvédère de la Cime passe du côté sud du sommet, face au fleuve Saint-Laurent.

Faune[modifier]

La réserve abrite une grande diversité d’espèces animales et végétales: plus de 180 espèces d’oiseaux, 30 espèces de mammifères, 22 types de peuplements forestiers et 700 espèces de plantes. Certains espèces sont considérés en péril ou ont un statut précaire, notamment le Faucon pèlerin, le Goglu des prés et le noyer cendré. Les experts de la faune ont recensé dans cette réserve 20 espèces de canards et d’oies, 30 espèces de parulines et un dizaine d’espèces d’oiseaux de proie.

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Au printemps certaines espèces plus rares se manifeste dans la réserve: le Canard branchu, le Busard Saint-Martin, le Grand Pic, la Gélinotte huppée, le Piranga écarlate, le Passerin indigo et la Paruline flamboyante. Le marécage côtier abrite notamment: le Carouge à épaulettes, le Bruant des marais, le Canard noir et le Goglu des prés. Bruant de Nelson a élu dans la réserve un des rares sites de nidification sur la rive nord du Saint-Laurent.

Près de 20 espèces d’oiseaux ont adopté la réserve comme habitat d’hiver, tel la Mésange à tête noire, le Geai bleu et la Chouette rayée. Les mammifères les plus courants dans la réserve sont: le rat musqué, le cerf de Virginie et l’écureuil roux. À l’occasion, les visiteurs observent le porc-épic d’Amérique, le renard roux et l’ours noir.

Annuellement, au printemps et à l’automne, les oiseaux migrateurs font une halte énergisante de quelques jours ou quelques semaines dans l’étroit couloir formé par le fleuve et l’escarpement du cap Tourmente. Ces oiseaux migrateurs envahissent alors la mosaïque d’habitats de la réserve.

Histoire[modifier]

Dans cette réserve, plusieurs bâtiments et infrastructures historiques attestent de plus de 400 ans d’activités humaines et agricoles, chevauchant la période de la Nouvelle-France (jusqu’en 1759) et du régime anglais (depuis 1759); ainsi, le territoire de cette réserve constitue l’un des sites fondateurs du Canada.

Sommaire historique:

  • Au tournant du premier millénaire – Période iroquoienne: présence de maisons longues typiques.
  • Dès 1623, les habitants y récoltait le fourrage.
  • En 1626, première ferme y est érigée.
  • En 1664, Monseigneur François de Laval acquiert la seigneurie de Beaupré.
  • En 1759, les fermes sont détruites lors de l’invasion anglaise.
  • En 1786, la ferme du bout du cap est aménagée avec ses dépendances.
  • En 1934, l’électricité parvient à Saint-Joachim et la Petite-Ferme est alors branchée. Aujourd’hui, La Petite-Ferme abrite les bureaux administratifs de la réserve.
  • En 1940, un incendie détruit entièrement la ferme de la Friponne; elle ne sera point reconstruite.
  • En 1969, le Service canadien de la faune fait l’acquisition des terres.
  • Le 28 avril 1978, cette réserve est officiellement créée afin de protéger les terres humides où pousse la Scirpe d’Amérique. Cette plante constitue un des mets privilégiés des grandes oies blanches lors de leur migration semi-annuelles.
  • En 2019, le nouveau sentier « Les Chutes » du ruisseau de la Friponne, est aménagé sur une longueur de 4.8 km aller-retour, permettant d’accéder à quatre belvédères, dans une zone auparavant inaccessible aux visiteurs.

Gestion[modifier]

La gestion de cette aire protégée relève du gouvernement fédéral, en vertu de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, les Réserves nationales de faune (RNF) sont protégées et gérées conformément au Règlement sur les réserves d’espèces sauvages. Selon son cadre règlementaire, l’objectif premier des RNF est de protéger et de conserver la faune et son habitat. En conséquence, certaines activités peuvent être prohibés.

Les gestion de la RNF du Cap-Tourmente comporte plusieurs défis et certaines menaces, notamment l’impact des visiteurs sur l’environnement de la réserve, le développement du territoire de proximité, le braconnage et des plantes exotiques envahissantes.

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Activités récréotouristiques autorisées[modifier]

Les principaux attraits de la RNF du Cap-Tourmente sont la grandiosité du fleuve Saint-Laurent, la nature à pleine grandeur et son aspect éducatif (ex.: observation de la flore et de la faune et interprétation, chasse photographique), ainsi que l’opportunité de pratiquer des activités récréotouristiques de plein air (ex.: randonnée pédestre). Saisonnièrement, la RNF du Cap-Tourmente organise divers programmes de sensibilisation qui sont offerts de façon saisonnière. La durée recommandée d’une visite est de 2 à 4 heures.
Les activités récréotouristiques autorisées dans la RNF du Cap-Tourmente sont notamment:

  • l’observation non commerciale de la faune, sur le chemin reliant l’entrée de la réserve et le centre d’interprétation, à partir des belvédères et des tours d’observation, ainsi que sur les sentiers et dans les aires désignés;
  • la randonnée pédestre non commerciale, sur le chemin reliant l’entrée de la réserve et le centre d’interprétation et sur les sentiers désignés;
  • la participation à un repas non commercial ou à une activité de groupe non commerciale de quinze personnes ou plus dans les aires désignées;
  • l’utilisation non commerciale d’un véhicule, à l’exception d’une motoneige ou d’un véhicule tout terrain, sur le chemin reliant l’entrée de la réserve au centre d’interprétation et dans les aires de stationnement désignées;
  • la raquette non commerciale sur les sentiers désignés.
Activités estivales – De mai à octobre

Les visiteurs peuvent faire en saison estivale des activités de quelques heures ou d’une journée, notamment:

  • parcourir jusqu’à 20 kilomètres de sentiers pédestres à travers la mosaïque d’habitats – Voir la carte des sentiers pédestres (printemps-été-automne) de la RNF;
  • visiter le centre d’interprétation : information, exposition et projections audiovisuelles;
  • participer aux activités d’animation en nature (offertes au grand public, ainsi qu’aux groupes scolaires et touristiques);
  • s’arrêter aux aires de pique-nique;
  • pratiquer la chasse à l’oie blanche (contingentée et règlementée) dans certaines zones de la réserve;
  • faire la découverte du territoire et de la faune en utilisant des outils de façon autonome:
    • rallye nature avec GPS « Sur la piste de Renard »;
    • géocaches;
    • circuit historique;
    • jumelles et guides d’identification;
    • parcours anticollision;
    • cherche et trouve;
    • défi Grozoiseaux.
Activités hivernales – De janvier à mars

Les visiteurs peuvent faire en saison hivernale:

  • parcourir 6 kilomètres de sentiers de marche hivernale;
  • parcourir le réseau de mangeoires d’oiseaux;
  • s’arrêter dans un relais chauffé les fins de semaine et se renseigner.
Principaux points de vue

Les points d’observation de la réserve (belvédère de la Falaise ou belvédère de la Cime) permettent d’admirer:

  • les quatre marais d’eau douce aménagés avec le concours de Canards Illimités: Le marais de la Grande-Ferme, le marais des Graves, le marais de la Petite-Ferme et le marais du Cap;
    les battures de la Pointe aux Prêtres;
  • l’archipel d’îles sur le fleuve Saint-Laurent: île Madame, île aux Ruaux, La Grosse Île, île Marguerite, île à Deux Têtes, île de la Corneille, île au Canot, île aux Grues, etc.;
  • l’extrémité nord-est de l’Île d’Orléans;
  • le littoral sud-est du fleuve, entre Berthier-sur-Mer et Saint-Jean-Port-Joli;
  • l’escarpement de la falaise de Sault-au-Cochon.

En voiture[modifier]

  • De Tadoussac (178 km, h 35 min), prendre le traversier Tadoussac-Baie Sainte-Catherine; prendre la route 138 (direction Ouest); après Saint-Tite-des-Caps descendre la grande côte menant au pont de la rivière Sainte-Anne; tourner à gauche au pied de la grande côte sur la route des Carrières; aller jusqu’au village de Saint-Joachim; prendre le chemin du Cap Tourmente (direction Est) jusqu’au poste d’accueil.
  • De Québec (48 km, h 40 min), prendre la route 138 (direction Est), traverser le pont de la rivière Sainte-Anne, puis tourner à droite au pied de la grande côte sur la route des Carrières; aller jusqu’au village de Saint-Joachim; prendre le chemin du Cap Tourmente (direction Est) jusqu’au poste d’accueil.
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Boire un verre / Sortir[modifier]

Campings[modifier]

  • 1 Sault-au-Cochon Logo indiquant un lien wikipédia Logo indiquant un lien vers l'élément wikidata – Sault-au-Cochon constitue un territoire non organisé de la MRC La Côte-de-Beaupré. Il est formé d’une bande d’environ 18 km de long et 4.1 km de large (à la limite du Massif de Charlevoix) sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, entre la 2 Saint-Tite-des-Caps Logo indiquant un lien wikipédia Logo indiquant un lien vers l'élément wikidata – Saint-Tite-des-Caps est une destination de vacances et de villégiature, grâce à ses attraits naturels à proximité de la ville de Québec. Ce milieu champêtre et forestier présente des paysages majestueux sur des Laurentides et le fleuve Saint-Laurent. Le célèbre Sentiers des Caps attire annuellement des dizaines de milliers de visiteurs.
  • 3 Saint-Ferréol-les-Neiges  – Localité touristique en zone montagneuse dont le village est en surplomb du canyon de la rivière Sainte-Anne. Traversée par la route 360, cette municipalité est doté d’attraits naturels (chute Jean-Larose, mont Ferréol (791 m), lac du Faubourg), d’infrastructures de loisirs (centre de ski de fond Mont-Sainte-Anne, club d’Auto-Neige Le Sapin d’Or, Golf Le St-Ferréol, piste multifonctionnelle, sentier Mestachibo, sentiers de vélo de montagne du Mont Sainte-Anne et piste cyclable Jean-Larose, Villéa nature & Nordique Spa, les fresques de l’église de Saint-Ferréol-les-Neiges) et d’activités récréotouristiques (randonnées pédestres, canyoning). En sus, la municipalité a une grande capacité d’hébergement et de restauration. Les touristes y trouvent des produits du terroirs, ainsi que les oeuvres des artistes et artisans.
  • 4 Beaupré Logo indiquant un lien wikipédia Logo indiquant un lien vers l'élément wikidata – Située en bordure du fleuve Saint-Laurent, face à l’île d’Orléans, la ville de Beaupré est surplombée par le légendaire mont Sainte-Anne et son célèbre centre de ski. La ville compte plus de 1000 unités d’habitation haut de gamme dont quatre établissements classés quatre étoiles, deux terrains de golf dix-huit trous, un centre commercial. En sus, les touristes y trouvent un vaste choix de restaurants, pubs et salles à manger de divers types: familiale à la fine gastronomie. Les citoyens ont accès à une vie animée : sociale, culturelle, sportive, éducative… avec de grands événements. Beaupré bénéficie de la proximité de nombreux attraits. Une ville avec une grande histoire.
  • 5 Saint-Joachim Logo indiquant un lien wikipédia Logo indiquant un lien vers l'élément wikidata – Municipalité côtière à vocation résidentielle et touristique, centrée sur les activités récréotouristiques. Les principaux attraits sont la Réserve national de faune du Cap Tourmente et le Canyon de la rivière Sainte-Anne. Les visiteurs peuvent y faire de nombreuses activités récréotouristiques: sentiers pédestres, ski de fond, raquettes à neige, vélos de montagne, activités nautiques sur le fleuve…
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Mis à jour le 26 février 2022 par Dico Voyage