Cathédrale de Cologne

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Commencée en 1248, la construction de ce chef-d’œuvre de l’art gothique se fit par étapes et s’acheva en 1880. Au cours de ces sept siècles, ses bâtisseurs successifs furent animés de la même foi et d’un esprit de fidélité absolue aux plans d’origine. Outre son exceptionnelle valeur intrinsèque et les chefs-d’œuvre qu’elle recèle, la cathédrale de Cologne témoigne de la force et de la persistance de la foi chrétienne en Europe.

Valeur universelle exceptionnelle de la Cathédrale de Cologne

Brève synthèse

Commencée en 1248, la construction de ce chef-d’œuvre de l’art gothique se fit par étapes et ne s’acheva qu’en 1880. Au cours de ces sept siècles, ses bâtisseurs successifs furent animés de la même foi et d’un esprit de fidélité absolue aux plans d’origine. Outre son exceptionnelle valeur intrinsèque et les chefs-d’œuvre qu’elle recèle, la Cathédrale de Cologne témoigne de la force et de la persistance de la foi chrétienne en Europe. Aucune autre cathédrale n’est aussi parfaitement conçue, aussi uniformément exécutée et aussi totalement achevée.

La Cathédrale de Cologne est une basilique à cinq nefs du haut gothique (144,5m de long), avec un transept saillant (86,25m de large) et une façade flanquée de deux tours (157,22m de haut). La nef atteint 43,58m tandis que la hauteur des collatéraux est de 19,80m. La partie ouest, nef et transepts, a été commencée en 1330 selon un style différent, sans que cela soit perceptible dans l’apparence générale de l’édifice. Les travaux du XIXe siècle se sont fidèlement conformés au style et aux techniques médiévales, comme en atteste la comparaison avec les plans d’origine sur parchemin.

L’aménagement liturgique d’origine du chœur est encore très bien conservé. Il comporte un autel élevé avec un énorme monolithe de calcaire noir, considéré comme le plus grand de toutes les églises chrétiennes, des stalles en chêne sculpté (1308-1311), des écrans peints (1332-1340), 14 statues sur des piliers (1270-1290), et les vitraux en verre polychrome qui forment le plus important cycle de ce type dans toute l’Europe du XIVe siècle. La Cathédrale contient également une remarquable série de tombes de douze archevêques, datant de 976 à 1612.

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Parmi le grand nombre de chefs-d’œuvre que recèle la Cathédrale, il faut noter le Crucifix de Géro de la fin du Xe siècle qui orne la chapelle du Saint-Sacrement et qui fut transféré de la précédente structure pré-romane dans la Cathédrale actuelle, ainsi que l’Autel des Rois Mages (1180-1225), dans le chœur, qui est le plus grand autel reliquaire d’Europe. On citera également d’autres chefs-d’œuvre artistiques comme l’autel de Sainte-Claire (1350-1400 env.) dans la nef nord, apporté en 1811 de l’église détruite du cloître des sœurs franciscaines ou l’autel des Saints Patrons de la ville de Stephan Lochner (1445 env.) dans la Chapelle Notre-Dame et l’autel de Saint Agilolphe (1520 env.) dans le transept sud.

Critère (i) : La Cathédrale de Cologne est un exemple exceptionnel du génie créateur humain.

Critère (ii) : Construite sur une période de plus de six siècles, la Cathédrale de Cologne marque à la fois le zénith de l’architecture des cathédrales et son apogée.

Critère (iv) : La Cathédrale de Cologne constitue un puissant témoignage de la force et de la persistance de la foi chrétienne en Europe au Moyen Age et à l’époque moderne.

Intégrité

La Cathédrale de Cologne est de taille appropriée et présente tous les éléments constitutifs de la valeur universelle exceptionnelle, ainsi que toutes les caractéristiques et structures constitutives d’un chef-d’œuvre de l’art gothique.

Authenticité

La Cathédrale de Cologne a perdu son cadre architectural d’origine, mais au XIXe et au XXe siècle un ensemble urbain, dont le nouveau musée Wallraf-Richartz est le dernier élément, a été créé autour d’elle. La forme, la conception, l’utilisation et les fonctions de la Cathédrale de Cologne sont restées inchangés au cours des siècles de sa construction. Tous les travaux réalisés entre le XIIIe et le XIXe siècle l’ont été dans le plus grand respect des plans d’origine, et cette tradition s’est également appliquée aux travaux de reconstruction qui suivirent la Seconde guerre mondiale. Pour ces raisons, la Cathédrale de Cologne peut être considérée comme sui generis et donc parfaitement authentique.

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Éléments requis en matière de protection et de gestion

Les lois et règlements de la République fédérale d’Allemagne et de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie garantissent la cohérence de la protection de la Cathédrale de Cologne et de ses alentours : la Cathédrale est un monument classé conformément aux paragraphes 2 et 3 de la Loi sur la Protection et la Conservation des Monuments de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, du 11 mars 1980 (Loi sur la Protection). La conservation et les activités de construction à l’intérieur et à l’extérieur du bien et dans la zone tampon sont régies par l’article 9 (2) de la Loi sur la Protection et les plans d’urbanisme locaux afin d’assurer la protection effective de l’intégrité visuelle de la Cathédrale.

Un Comité directeur (la Commission pour la construction de la cathédrale ou Dombaukommission), créé en 1946, se compose de l’archevêque de Cologne, du doyen de la Cathédrale, du vicaire général de l’archidiocèse de Cologne, du ministre de l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en charge de la protection des monuments et du conservateur d’État du ministère ; ce Comité supervise les travaux de l’atelier de la Cathédrale. L’atelier, sous la direction de l’architecte de la Cathédrale, est responsable de la maintenance, la conservation et la restauration dans la tradition médiévale. Il agit de concert avec les autorités régionales et locales chargées de la conservation des monuments historiques.

Le système de gestion comporte un ensemble de mesures de conservation et de maintenance revu chaque année et mis à jour si nécessaire par le Comité directeur.

© UNESCO http://whc.unesco.org/fr/list/292 le Centre du Patrimoine mondial. Tous droits réservés.

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La cathédrale de Cologne (en allemand : Kölner Dom, de son nom plus officiel Hohe Domkirche St. Petrus, soit « Haute église cathédrale Saint-Pierre ») est une église catholique gothique de la ville de Cologne ainsi que la cathédrale de l’archevêché de Cologne. Avec ses 157 mètres de haut et ses 533 marches, elle est la deuxième plus haute église d’Allemagne et la deuxième ayant la plus haute flèche d’église au monde, après l’église principale d’Ulm.

Elle se situe à l’ancienne frontière romaine du nord de la ville, juste à côté de l’actuelle gare, à proximité de la vieille ville (Altstadt), du pont Hohenzollern et des musées Ludwig et romain-germanique, à 250 m du Rhin. Elle est entourée d’une construction moderne en béton, le « plateau de la Cathédrale » (Domplatte). Le tout se situe sur la « colline de la Cathédrale » (Domhügel), à 17 mètres au-dessus du Rhin.

Elle est également la troisième plus vaste cathédrale de style gothique (après la cathédrale de Séville et le dôme de Milan). Son exceptionnelle valeur intrinsèque et, malgré l’achèvement tardif de la construction, son authenticité architecturale liée à une fidélité absolue aux plans d’origine ont été reconnues par l’Unesco qui l’a inscrite en 1996 sur sa liste du patrimoine mondial1. L’énorme façade ouest avec les deux tours, de plus de 7 100 m2, n’a pour l’instant été dépassée nulle part ailleurs dans le monde.

C’est le monument le plus visité d’Allemagne, avec 5 millions de visiteurs en 2001 et 6 millions en 2004, venus du monde entier.

Mis à jour le 22 mars 2022 par Dico Voyage