Ensemble de kofun de Mozu-Furuichi : tertres funéraires de l’ancien Japon

Ajouter un commentaire
Mozu-Furuichi Kofun Group: Mounded Tombs of Ancient Japan

Located on a plateau above the Osaka Plain, this property includes 49 kofun (old mounds in Japanese). Burial mounds of various sizes, kofun can take the form of key holes, scallops, squares or circles. These tombs were for members of the elite, containing a range of funerary objects (such as weapons, armour and ornaments). They were decorated with clay figures, known as haniwa, which can take the form of cylinders or representations of houses, tools, weapons and human silhouettes. These kofun have been selected from a total of 160,000 in Japan and form the richest material representation of the Kofun period, from the 3rd to the 6th century CE. They demonstrate the differences in social classes of that period and reflect a highly sophisticated funerary system.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Ensemble de kofun de Mozu-Furuichi : tertres funéraires de l’ancien Japon

Situé sur un plateau au-dessus de la plaine d’Osaka, ce bien comprend 49 kofun (anciens tertres en japonais). Tumuli de tailles variées, les kofun peuvent prendre la forme de trous de serrure, de coquilles Saint-Jacques, de carrés ou de cercles. Ces lieux de sépulture des membres de l’élite recèlent des objets funéraires (armes, armures, décorations). Ils étaient décorés de sculptures en argiles, les haniwa, qui peuvent prendre la forme de cylindres ou de formes figuratives (maisons, outils, armes, silhouettes humaines…). Les kofun sélectionnés, sur les 160 000 que compte le pays, forment la plus riche représentation matérielle de la période Kofun, du IIIe siècle au VIe siècle EC. Ils illustrent les différences de classes sociales à cette époque, et témoignent d’un système funéraire très perfectionné.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

مجموعة أضرحة موزو فورويشي: تلال المدافن في اليابان القديمة

يتكون هذا الموقع، الموجود على هضبة فوق سهل أوساكا، من 49 نشزاً ضريحياً (« قبور قديمة » (كوفون) باللغة اليابانية). وتتراوح أحجام وأشكال هذه المدافن القديمة، إذ يمكن أن تكون على شكل « ثقوب المفاتيح »، أو الأسقلوب، أو على شكل مربعات ودوائر. وتحتوي قبور أعضاء النخبة على أدوات استخدمت في مراسم الدفن (أسلحة، دروع، زخارف). ولقد جرى تزيين المدافن بمنحوتات طينية (الهانيوا)، والتي يمكن أن تأخذ شكل أسطوانات أو أشكال مجسمة (منازل، أدوات، أسلحة، صور بشرية). وتقدم القبور المختارة من بين 160 ألف مدفن في البلاد، شهادة لا مثيل لها على الفترة الكوفون التي امتدت من القرن الثالث إلى القرن السادس بعد الميلاد. وتوضح هذه المدافن الفوارق بين الطبقات الاجتماعية في هذا الوقت وتجسد نظام دفن متطور للغاية.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

百舌鸟和古市古坟群:古日本墓葬群

该墓葬群位于大阪平原中的一处高地之上,包括49处“古坟”。古坟是大小不一的坟冢,外形有锁孔(link is external)形、扇贝形、正方形、圆形等多种形制。墓主均为贵族阶层,墓内有各种随葬品(如武器、盔甲和饰物)。古坟顶部和四周以粘土塑成的“埴轮”装饰,分圆筒形埴轮和形象埴轮(房屋、工具、武器或人形)2种。这49处古坟是全日本16万处古坟的代表,展示了日本古坟时代(公元3-6世纪)的文化,包括当时的社会阶层差异和高度复杂的丧葬制度。

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Группа курганов Модзу-Фуруити Кофунгун: гробницы древней Японии

Этот объект, расположенный на плато над Осакской равниной, включает 49 кофунов (в переводе с японского «кофун» означает «древний курган»). Кофуны могли быть разных размеров и форм, в том числе в форме круга, квадрата, морского гребешка или замочной скважины. Эти гробницы предназначались для представителей элиты и содержали различные погребальные предметы: оружие, доспехи и украшения. Внешнюю часть кофунов украшали глиняные фигуры, известные как ханива, которые изготовлялись в форме цилиндров, жилищ, орудий труда, оружия и силуэтов людей. Из 160 тысяч кофунов, расположенных на территории страны, эти 49 мест захоронения дают полное представление о периоде Кофун (III – VI вв. н.э.). Они демонстрируют различия между социальными классами того времени и свидетельствуют о сложной погребальной системе.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Sitios de tinajas megalíticas de Xieng Khuang – Llano de las Tinajas

El nombre de este llano, situado en una meseta del centro de Laos, se debe a las 2.100 tinajas megalíticas de forma tubular, diseminadas por su territorio, que datan de la Edad del Hierro en este país (siglos V a.C. – V d.C.) y estaban destinadas a la ejecución de diversas prácticas funerarias. Este bien cultural en serie consta de 15 elementos que, además de contar con esas grandes tinajas de piedra tallada, poseen también discos de piedra, sepulturas accesorias, lápidas sepulcrales, objetos funerarios y canteras. El Llano de las Tinajas es el testimonio más importante de las construcciones y prácticas culturales humanas de la civilización de la Edad del Hierro en Laos.

source: UNESCO/ERI
La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Situé sur un plateau au-dessus de la plaine d’Osaka, l’Ensemble de kofun de Mozu-Furuichi est un bien en série de 45 éléments qui comprend 49 kofun (« anciens tertres »), un type de tumulus caractéristique et de grande taille. Les kofun sélectionnés se trouvent dans deux ensembles principaux et forment la plus riche représentation matérielle de la culture de la période Kofun au Japon, du IIIe au VIe siècle, période antérieure à la transformation de la société japonaise en un État centralisé bien établi, sous l’influence du système de droit chinois. Les kofun recèlent une variété d’objets funéraires (armes, armures, décorations) ; des sculptures en terre cuite décoraient habituellement les tertres, appelées haniwa (sous la forme de cylindres disposés en rangées ou de représentations d’objets, de maisons, d’animaux et de personnes). Considérés comme sépultures pour des clans royaux et leurs affiliés pendant cette période, certains kofun sont désignés comme étant des Ryobo (mausolées impériaux) et sont gérés de nos jours par l’Agence de la Maison impériale du Japon. Les éléments de la série ont été sélectionnés sur un ensemble de 160 000 kofun disséminés dans le Japon, et représentent la période du « moyen Kofun » (de la seconde moitié du IVe à la seconde moitié du Ve siècle) qui est considéré comme l’apogée de la période Kofun. Les attributs du bien sont les 49 tumuli, leurs formes géométriques, les méthodes et matériaux de construction, leurs douves, matériels et contenus archéologiques (y compris le mobilier funéraire, les installations funéraires et les haniwa). Les environnements des kofun, avec leur présence visuelle dans la région d’Osaka, et les liens physiques et visuels subsistant entre les kofun sont également des attributs importants, de même que les témoignages des pratiques funéraires particulières et des utilisations rituelles. 

Critère (iii) : Alors qu’il existe 160 000 kofun à travers le Japon, l’ensemble de kofun de Mozu-Furuichi représente et offre un témoignage exceptionnel sur la culture de la période Kofun dans l’histoire ancienne du Japon. Les 45 éléments illustrent les structures sociopolitiques et les différences de classes sociales de cette époque, ainsi qu’un système funéraire extrêmement perfectionné.

Critère (iv) : L’ensemble de kofun de Mozu-Furuichi montre un type de construction exceptionnel d’ancien tumulus de l’Asie de l’Est. Le rôle des kofun dans la création de hiérarchies sociales pendant cette période historique importante et particulière, de même que les attributs matériels comme les sculptures en argile, les douves et les monticules coiffés de terrasses géométriques, renforcés par des pierres, sont exceptionnels.

Intégrité

Les ensembles de kofun de Mozu et Furuichi livrent un récit cohérent sur le pouvoir royal, exprimé par le groupement de 49 kofun, l’éventail de types et de tailles, le mobilier funéraire et les haniwa, de même que les utilisations rituelles continues et la haute estime dans laquelle ces sites sont tenus dans la société japonaise. L’intégrité du bien en série est basée sur les motifs ayant justifié la sélection des éléments et leur capacité à exprimer la valeur universelle exceptionnelle des kofun. Le caractère intact des éléments individuels, le témoignage matériel des tertres et de leur contexte, et l’état de conservation sont également des aspects déterminants de l’intégrité. La perte de certaines caractéristiques (comme des douves) et les changements dans l’utilisation et l’environnement des éléments dus à la proximité immédiate du développement urbain figurent parmi les facteurs ayant un impact sur l’intégrité du bien en série.

Authenticité

Malgré des changements d’utilisation et des modifications de traitement des paysages, et le niveau d’urbanisation élevé de la région d’Osaka au XXe siècle, les kofun ont une importante présence visible et historique au sein du paysage d’aujourd’hui. L’authenticité des kofun sélectionnés se manifeste dans leurs formes, matériaux et importants contenus archéologiques, et au travers de l’estime qu’ils engendrent dans la société japonaise. Alors que, d’une manière générale, les Ryobo présentent un haut degré d’authenticité, il existe des variantes à l’intérieur de la série. Il est nécessaire de s’assurer que les travaux des seibi font l’objet d’une étude d’impact et sont examinés afin de soutenir l’authenticité des kofun.

Éléments requis en matière de gestion et de protection

La protection juridique du bien est assurée par des lois du gouvernement national et des gouvernements locaux. Les éléments Ryobo sont protégés par la loi sur la Maison impériale et la loi sur les propriétés nationales, tandis que les éléments « sites historiques » sont protégés par la loi sur la protection de biens culturels. Certains éléments bénéficient des deux classements. Les sites historiques municipaux sont classés sur la base de l’ordonnance de la ville pour la protection de biens culturels, prise conformément à la loi sur la protection de biens culturels. L’extension de la zone tampon de l’élément 44 est en cours. La protection de la zone tampon comprend des règlements qui contrôlent la hauteur et la conception de nouveaux bâtiments, ainsi que la publicité extérieure, sur la base d’un certain nombre de lois locales.

Le système de gestion est basé sur la création du Conseil du patrimoine mondial pour l’ensemble de kofun de Mozu-Furuichi (comprenant des représentants de l’Agence de la Maison impériale, des gouvernements des préfectures et villes concernées, avec l’Agence des affaires culturelles en tant qu’observateur). Le conseil reçoit des avis du Comité scientifique du patrimoine mondial pour l’ensemble de kofun de Mozu-Furuichi. Le plan de gestion complet définit la mise en œuvre de la protection et de la gestion du bien et des zones tampons. Le Conseil du patrimoine mondial pour l’ensemble de kofun de Mozu-Furuichi a la responsabilité générale de mettre en œuvre le plan d’action et d’assurer la coordination entre différentes organisations. La préfecture d’Osaka et chacun des gouvernements des villes concernés disposent d’un plan de prévention des catastrophes, et des musées et installations d’interprétation existent dans les villes de la préfecture d’Osaka : Sakai, Habikino et Fujiidera. Le gouvernement de la ville de Sakai prévoit une nouvelle installation d’interprétation dans la zone Mozu, qui doit faire l’objet d’une étude d’impact sur le patrimoine.

Les facteurs affectant le bien sont ceux associés à la proximité immédiate du développement urbain, créant d’importantes pressions potentielles sur les zones tampons. Parmi les pressions importantes sur la conservation des kofun figurent l’érosion des tumuli en terre, la mauvaise gestion de la croissance de la végétation, et la nécessité de maintenir la qualité de l’eau dans les fossés. Ces pressions sont activement gérées. Les mesures de conservation sont appropriées et dotées de bonnes ressources, bien que les actions des divers gouvernements, des propriétaires privés et des communautés doivent continuer à être correctement coordonnées. Les dispositions sur le suivi sont appropriées, même si elles pourraient être encore améliorées grâce au développement plus poussé de techniques non invasives pour assurer le suivi périodique de l’état structurel des tertres, et d’indicateurs pour surveiller les intérêts des communautés locales résidentes et soutenir celles‑ci. 

© UNESCO – Le Centre du Patrimoine mondial. Tous droits réservés.

Laisser une réponse