Vieille ville de Jérusalem et ses remparts
Sommaire6 sections
- 01Ce qu’on voit en passant une porte des remparts
- 02Des remparts ottomans posés sur des fondations bien plus anciennes
- 03Le Dôme du Rocher et l’esplanade
- 04Le mur des Lamentations et les quartiers religieux
- 05La rotonde de la Résurrection et le tombeau du Christ
- 06Se repérer sans se perdre dans les ruelles
Franchir une des portes des remparts fait basculer d’un coup dans les ruelles pavées et les quatre quartiers de la vieille ville.
Ce qu’on voit en passant une porte des remparts
La vieille ville tient dans un espace d’un peu moins d’un kilomètre carré, ceinturé par des remparts qu’on franchit par l’une des sept portes ouvertes à la circulation. Jaffa Gate, Damas ou Sion : chacune débouche sur un décor différent, souks couverts, escaliers de pierre polie par les siècles, étals de tissus et d’épices. On change de quartier sans transition nette, le musulman cède la place à l’arménien, puis au chrétien et au juif, chacun avec ses commerces, ses langues et ses horaires de fermeture.
De loin, avant même d’entrer, la coupole dorée du Dôme du Rocher accroche l’œil depuis le mont des Oliviers ou les toits environnants. C’est souvent la première image que garde un visiteur, bien avant d’avoir mis un pied dans une ruelle.
Des remparts ottomans posés sur des fondations bien plus anciennes
Les murailles actuelles datent en grande partie du XVIe siècle, construites sous le règne du sultan ottoman Soliman le Magnifique entre 1535 et 1538. Elles reprennent cependant des tracés antérieurs, romains, byzantins puis croisés, ce qui explique certaines irrégularités dans leur parcours. Le mur ne se contourne pas en dix minutes : compter deux bonnes heures pour la promenade des remparts, praticable en deux tronçons distincts, nord et sud, chacun avec son propre billet.
Le Dôme du Rocher et l’esplanade
Construit au VIIe siècle, le Dôme du Rocher est décoré de motifs géométriques et floraux et reconnu par les trois religions comme lié au sacrifice d’Abraham. Sa coupole a été recouverte de feuilles d’or dans les années 1990, grâce à un financement du roi Hussein de Jordanie, remplaçant un revêtement métallique plus terne posé lors d’une restauration antérieure. L’esplanade qui l’entoure reste un lieu de tension et d’accès réglementé selon les périodes.
Le mur des Lamentations et les quartiers religieux
Vestige du mur de soutènement de l’esplanade du Second Temple, construit à l’époque hérodienne, le mur des Lamentations sert aujourd’hui de lieu de prière pour le judaïsme et de limite symbolique entre les quartiers. Chaque communauté religieuse occupe historiquement son secteur, sans que les frontières soient rigides au quotidien : commerçants et habitants circulent d’un quartier à l’autre pour le travail comme pour les courses.
La rotonde de la Résurrection et le tombeau du Christ
Dans l’église du Saint-Sépulcre, la rotonde de la Résurrection abrite le tombeau attribué au Christ. L’édifice, partagé entre plusieurs confessions chrétiennes selon un statu quo ancien, mélange les styles au fil des reconstructions successives, byzantine, croisée puis ottomane.
Se repérer sans se perdre dans les ruelles
Le plan de la vieille ville décourage souvent les visites improvisées : ruelles étroites, escaliers, changements de niveau fréquents. Repérer d’abord les grands axes qui relient les portes principales permet ensuite de s’enfoncer dans les souks sans crainte de tourner en rond trop longtemps. Les commerçants locaux orientent volontiers les visiteurs perdus, un service qui fait partie du quotidien du lieu depuis toujours.
Le descriptif officiel du site existe en six langues sur le portail du Centre du patrimoine mondial : version anglaise sous licence CC-BY-SA IGO 3.0, française sous licence CC-BY-SA IGO 3.0, arabe sous licence CC-BY-SA IGO 3.0, chinoise sous licence CC-BY-SA IGO 3.0, russe sous licence CC-BY-SA IGO 3.0 et espagnole sous licence CC-BY-SA IGO 3.0. La version japonaise provient de NFUAJ, la version néerlandaise de unesco.nl.
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