Trois-Rives
Sommaire9 sections
- 01Où se trouve Trois-Rives, et comment y venir
- 02Le pont de 1993 qui a remplacé le traversier
- 03Le lac Mékinac et ses abords
- 04Ce qui se pratique sur place
- 05Se loger, du chalet au camping
- 06Manger sur place, une offre restreinte
- 07Ce qui ne se visite pas de la même façon : parcs et réserves
- 08Les villages voisins, pour prolonger la route
- 09Ce qu’il faut retenir avant de partir
Trois-Rives se rejoint par la route 155 depuis Grand-Mère, entre forêt laurentienne et rive du Saint-Maurice.
Où se trouve Trois-Rives, et comment y venir
Trois-Rives est une municipalité de villégiature de la Moyenne-Mauricie, dans la MRC de Mékinac, au Québec. Le territoire couvre 650,7 km² sur la rive nord du Saint-Laurent, pour 396 habitants installés surtout le long de la rivière Saint-Maurice et autour du lac Mékinac. Depuis Montréal, compter 215 km et environ deux heures et demie de route : autoroute 40 vers l’est jusqu’à Trois-Rivières, puis autoroute 55 nord jusqu’à Grand-Mère, où elle devient la route 155. On la suit ensuite vers le nord, en traversant Grandes-Piles et Saint-Roch-de-Mékinac, jusqu’au chemin St-Joseph.
La partie est du territoire se rejoint aussi en train : Via Rail fait passer sa ligne de passagers près de la limite ouest de la zec Tawachiche, du côté est du lac Mékinac. Le reste de l’année, la motoneige et le véhicule tout-terrain complètent l’accès pour les secteurs les plus reculés.
Le pont de 1993 qui a remplacé le traversier
Construit en 1993, le pont de Matawin enjambe la rivière Saint-Maurice à l’endroit où un traversier, puis un pont de glace l’hiver, servaient auparavant de seule liaison. Il donne un accès plus direct à la zec du Chapeau-de-Paille et à la réserve faunique du Saint-Maurice, sur la rive ouest. Sur la route 155, la station Libre-service Mattawin, au 3902, offre le seul point de ravitaillement en carburant recensé sur le territoire
. La rivière elle-même prend sa source au réservoir Gouin, en Haute-Mauricie, et parcourt 560 km du nord au sud avant de rejoindre le Saint-Laurent, avec une dénivellation totale de 405 mètres.
L’économie locale a longtemps reposé sur la coupe forestière. La route 155, qui relie Grand-Mère à La Tuque, draine un trafic estival important, et les emplois se sont progressivement tournés vers les activités de plein air : villégiature, chasse, pêche, motoneige, VTT, camping et randonnée. Les principaux pôles pour ces activités restent le lac Mékinac, le lac du Missionnaire, la vallée du Saint-Maurice et le territoire à l’ouest de la rivière, entre la réserve faunique du Saint-Maurice, la zec du Chapeau-de-Paille et la zec du Gros-Brochet.
Le lac Mékinac et ses abords
Le belvédère du Cap Rouge, sur la rive ouest du lac Mékinac, se rejoint par le chemin du Lac-Mékinac depuis le chemin Saint-Joseph : un pont à traverser après 6,5 km, puis 8 km jusqu’au stationnement du site. Une table de pique-nique en pleine nature récompense la marche, avec vue sur le lac. À l’embouchure, le barrage Mékinac, construit en 2011 par Hydro-Québec, mesure 122 mètres de long pour 6,75 mètres de haut ; il retient un réservoir de 2 296,8 hectares sur un bassin versant de 877,5 km², à des fins hydroélectriques.
Ce qui se pratique sur place
Le Centre d’aventure Mattawin, en bordure de la rivière Saint-Maurice, propose rafting, kayak, kayaraft et canyoning, ainsi que motoneige et traîneau à chiens selon la saison. Rivière-Concept, installé dans l’ancien poste d’accueil de la réserve faunique du Saint-Maurice, offre des forfaits de cataraft, de packraft et de planche à pagaie en eau vive, encadrés par des guides.
Pour l’escalade, Passion Escalade exploite depuis plus de trente ans une paroi de 400 mètres de long, haute de 15 à 70 mètres selon les secteurs, sur une propriété de plus de 12 000 m². Les formations sont encadrées par des guides certifiés par la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, et un gîte de trois chambres avec une dizaine d’emplacements de camping permet d’y passer plusieurs jours. À Galeox Univers, sur le chemin des Bêtes Puantes, on trouve plutôt une micro-ferme, un sentier d’hébertisme et du traîneau à chiens.
L’hiver, le Club de motoneige Mattawin entretient les sentiers locaux et gère les droits d’accès ; il est affilié à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. Chaque début septembre
, la Classique internationale de canots de la Mauricie, organisée depuis 1934, fait étape dans la région : trois jours de course sur 200 km entre La Tuque et Trois-Rivières, qui rassemblent environ 70 000 spectateurs sur l’ensemble du parcours.
Se loger, du chalet au camping
L’essentiel de l’hébergement à Trois-Rives tient dans des chalets loués à la semaine, souvent au bord du lac Mékinac, du lac du Missionnaire ou de la rivière Saint-Maurice. Le Domaine Mc Cormick, sur la route 155, occupe un site qui a appartenu à Anne Stillman McCormick. La Terre de l’ancêtre, en bordure de la Saint-Maurice, fonctionne en gîte de type Bed and Breakfast, avec accès Wi-Fi
. L’Hôtel Marineau Mattawin, sur la route 155, reçoit des clients depuis 1932, ce qui en fait le plus ancien établissement recensé sur le territoire.
Côté camping, la Réserve faunique du Saint-Maurice gère plusieurs terrains, dont celui du Lac Normand, avec location de vélos et d’embarcations, et celui de Dunbar, plus rustique, sans eau potable. Le camping du Lac-du-Missionnaire et le camping communautaire Mis-Mek complètent l’offre pour les visiteurs en tente ou en caravane. Plusieurs pourvoiries privées, comme le Club Capitanal ou le Club Hosanna, fonctionnent par cotisation annuelle et s’adressent surtout aux chasseurs et pêcheurs réguliers.
Manger sur place, une offre restreinte
Le Restaurant Le Geai Bleu, chemin Saint-Joseph, sert une cuisine italienne, avec repas sur place, terrasse extérieure et commandes à emporter : c’est la seule adresse de restauration recensée dans le village. Pour les produits du terroir, l’Érablière du Lac, tenue par Daniel Deshais sur le chemin du Lac Mékinac, vend ses produits à la cabane, comme la Coopérative de solidarité de Trois-Rives, qui fait aussi office de marché, d’agence de la Société des alcools et de service traiteur pour la communauté. Une borne de recharge pour véhicules électriques, installée sur place, reste accessible sans aide aux personnes à mobilité réduite
.
Ce qui ne se visite pas de la même façon : parcs et réserves
Le parc national de la Mauricie ![]()
, à l’extrémité sud du territoire vers Shawinigan, protège un échantillon représentatif du relief laurentien : lacs, forêts mixtes et sentiers de randonnée entretenus par Parcs Canada. La réserve faunique du Saint-Maurice, gérée par la Sépaq, s’étend sur la rive ouest de la rivière, au nord de la Matawin, et propose chalets, chasse au petit gibier, pêche et camping ; son entrée principale se fait par le pont Mékinac. La zec du Chapeau-de-Paille, créée en 1978, couvre 1 270 km² sur plusieurs cantons voisins, et se distingue des deux précédentes par son mode de gestion communautaire, propre aux zones d’exploitation contrôlée québécoises.
Ces trois territoires ne se visitent pas de la même façon : le parc national relève d’un droit d’entrée journalier et d’un encadrement plus strict, la réserve faunique fonctionne par réservation de chalet ou de site de camping, et la zec s’adresse surtout aux détenteurs de droits de chasse et de pêche à l’année.
Les villages voisins, pour prolonger la route
Saint-Roch-de-Mékinac, scindé en deux par la rivière Saint-Maurice, garde une histoire de poste de relais pour les draveurs du XIXe siècle et offre, depuis son promontoire, une vue sur la vallée. Grandes-Piles et Saint-Jean-des-Piles, de part et d’autre de la rivière, ont vécu du flottage du bois jusqu’en 1996 avant de se tourner vers les activités nautiques. Plus au sud, Lac-aux-Sables et sa plage de près de 600 mètres voient leur population grimper à environ 3 500 personnes l’été, et Sainte-Tite accueille chaque année, sur dix jours de septembre, le Festival Western, connu au-delà du Québec.
La bibliothèque municipale de Trois-Rives, au sous-sol de l’hôtel de ville, fonctionne en rotation de volumes avec le réseau régional, et l’écocentre du chemin des Corbeaux complète les services offerts aux résidents comme aux villégiateurs de passage.
Ce qu’il faut retenir avant de partir
Trois-Rives reste une destination d’accès plutôt qu’une ville à visiter pour elle-même : un village, un pont, quelques commerces, et autour, des kilomètres de forêt, de lacs et de rivières où se pratiquent la pêche, le canot, l’escalade ou la motoneige selon la saison. C’est cette porte d’entrée vers le parc national de la Mauricie, la réserve faunique du Saint-Maurice et les zecs voisines qui justifie le détour. ![]()
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