Réserve faunique des Laurentides

d'ensemble d'une forêt boréale québécoise dense parsemée de lacs, sous un ciel couvert, sans
Sommaire7 sections
  1. 01Une reconnaissance UNESCO, mais pas celle qu'on croit
  2. 02Un territoire immense entre trois régions
  3. 03Une réserve forestière devenue territoire de chasse et de pêche
  4. 04La route 175 et le relais de L'Étape
  5. 05La vallée des Portes de l'Enfer
  6. 06Ski de fond, raquette, chasse et pêche
  7. 07Les cartes et documents utiles avant de partir

La réserve faunique des Laurentides couvre 7 861 km² au Québec, et sa partie sud appartient à une réserve de biosphère reconnue par l'UNESCO en 1988.

Une reconnaissance UNESCO, mais pas celle qu'on croit

Il faut lever une confusion courante avant d'aller plus loin : la réserve faunique des Laurentides n'est pas elle-même inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, et elle n'a pas de critères de sélection au sens où on l'entend pour un site classé. Ce qui porte un label UNESCO, c'est une portion de son territoire, celle qui touche le secteur de Charlevoix : elle est l'une des aires centrales de la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix, statut octroyé en 1988 dans le cadre du programme sur l'Homme et la biosphère.

Ce programme ne fonctionne pas par critères numérotés comme les biens du patrimoine mondial. Il repose sur un zonage en trois niveaux : une aire centrale protégée, une zone tampon où les usages sont encadrés, et une zone de transition où vivent les communautés locales. Dans le secteur qui nous intéresse, cette aire centrale correspond notamment à la réserve écologique Thomas-Fortin, une enclave de 117,86 hectares intégrée à la réserve faunique, à 5 kilomètres à l'ouest du parc des Grands-Jardins.

Un territoire immense entre trois régions

Petit drapeau du Canada encadré, signalant le pays du site La réserve s'étend sur 7 861 km², gérée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs avec la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ). Elle chevauche trois régions administratives : la Capitale-Nationale, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Mauricie. Plus de 2 000 lacs et rivières parsèment son territoire, dont le lac Jacques-Cartier, le plus grand plan d'eau de la réserve avec 12 km². Le point culminant grimpe à 1 219 mètres, sous un couvert forestier dominé par les résineux et les sapinières à bouleau blanc.

Le nom vient simplement du massif des Laurentides, dans lequel la réserve est installée. La faune terrestre y compte caribou, castor, lièvre d'Amérique, loup, lynx, orignal, ours noir et renard, tandis que gélinotte huppée, tétras du Canada, huard à collier et héron nichent près des plans d'eau.

Une réserve forestière devenue territoire de chasse et de pêche

L'aire protégée a été créée le 15 janvier 1895 sous le nom de Parc des Laurentides, avec une superficie initiale de 6 480 km², dans un but de conservation forestière et de loisir public. Elle a ensuite grandi jusqu'à ses 7 861 km² actuels. En 1981, une partie de 6 480 km² a pris le statut de réserve faunique, orientant sa gestion vers la faune, avec un contrôle de la chasse et de la pêche en plus de l'exploitation forestière.

Winston Churchill, alors premier ministre britannique, a séjourné au camp Giroux, à l'intérieur de la réserve, un détail qui donne une idée du prestige que ce territoire de chasse et de pêche a longtemps eu auprès d'une clientèle internationale.

La route 175 et le relais de L'Étape

La route 175 traverse la réserve entre Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, en suivant à peu près le tracé de l'ancien sentier des Jésuites du XVIIe siècle. La halte routière L'Étape, exploitée par la SÉPAQ sur la rive ouest du lac Jacques-Cartier à 95 km au nord de Québec, est le dernier relais de ce type encore en activité sur cette route provinciale. Petit combiné téléphonique symbolisant un numéro de contact

Un premier relais existait déjà sur ce site en 1869 : une cabane en bois rond avec un four à pain pour les voyageurs, sur une route alors difficilement carrossable et jugée dangereuse en hiver ou de nuit. En 1951, après l'achèvement du boulevard Talbot à Chicoutimi, le gouvernement du Québec y a fait bâtir un complexe hôtelier avec hébergement, restauration et station-service. La plupart de ces bâtiments d'origine ont depuis été démolis, à l'exception d'une station-service et d'un restaurant qui perpétuent la vocation du lieu.

La vallée des Portes de l'Enfer

Le nom désigne un passage étroit encaissé entre des sommets qui dépassent 1 000 mètres, là où la rivière Pikauba coule à 12 km au nord-ouest du lac Jacques-Cartier. L'appellation est attestée depuis 1865, quand une voie de colonisation hivernale reliait Québec au Lac-Saint-Jean par ce relief accidenté et ce climat rigoureux. Aujourd'hui, un pavillon principal et dix chalets en bois rond accueillent surtout des pêcheurs et des chasseurs sur les bords de la rivière Pikauba.

Carte du territoire de la réserve centrée sur ses principaux accès

Ski de fond, raquette, chasse et pêche

Le Camp Mercier bénéficie d'un enneigement fiable et de 70 km de pistes de ski de fond, dont 50 km en pas classique et 20 km en pas de patin, complétés par 33 km de sentiers de raquette qui montent jusqu'au relais Le Pic, à 800 mètres d'altitude. Depuis l'hiver 2021-2022, un nouveau pavillon vitré donne sur les pistes et sur la glissade.

La pêche sportive cible surtout l'omble chevalier, l'omble de fontaine et le touladi, avec des forfaits à la journée ou en hébergement. La chasse au petit gibier se pratique dans six secteurs, dont Belle-Rivière et Cyriac, tandis que la chasse à l'orignal fonctionne par tirage au sort sur 110 secteurs cartographiés, la réserve appartenant à la zone provinciale de chasse 27 ouest.

Les cartes et documents utiles avant de partir

La SÉPAQ met en ligne plusieurs documents de référence, à consulter avant toute visite : la Carte générale de la Réserve faunique des Laurentides, le plan de pêche [1], l'ABC de la chasse au petit gibier [2], et le plan de chasse à l'orignal [3]. Petite icône d'information renvoyant à une documentation complémentaire L'application Avenza Maps aide aussi les randonneurs, pêcheurs et chasseurs à géolocaliser leur position sur le territoire. Logo indiquant un lien vers un site internet officiel

Les chiens sont admis dans la réserve, mais limités à certains secteurs, et les postes d'accueil vendent sur place appâts, leurres, permis de chasse et de pêche pour les visiteurs qui arrivent sans réservation préalable. La zec des Martres, en périphérie, dispose aussi de sa propre fiche Petit logo bleu et blanc du site collaboratif Wikipédia et de son identifiant sur la base de données ouverte Wikidata Icône stylisée renvoyant à une base de données ouverte, pour qui veut creuser au-delà de la réserve elle-même.

Badge de notation montrant une étoile dorée et deux étoiles grises

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