Parc régional du Lac-Taureau

aérienne d'un lac parsemé de petites îles boisées, plage de sable fin au premier
Sommaire6 sections
  1. 01Ce qu'on voit en arrivant au bord de l'eau
  2. 02Un plan d'eau qui monte et qui descend
  3. 03Se rendre au parc depuis Montréal
  4. 04Dormir sur les rives du lac
  5. 05Randonner, pagayer, ou glisser en hiver
  6. 06La forêt qui a fait vivre la vallée

Le lac Taureau est un réservoir de 95 km² en Lanaudière, avec 45 îles, des plages de sable fin et des chalets sur ses rives.

Ce qu'on voit en arrivant au bord de l'eau

La route qui descend vers Saint-Michel-des-Saints débouche sur un plan d'eau qui ne ressemble à aucun lac naturel de la région : trop régulier dans ses grandes baies, trop net dans ses rives boisées qui tombent droit dans l'eau. C'est un réservoir, créé par un barrage, et ça se voit à ce détail qui frappe la première fois : des rives sablonneuses sur 32 kilomètres, alors que le reste du pourtour, 270 kilomètres au total, alterne forêt dense et petites baies rocheuses.

Les 45 îles dispersées sur les 95 km² du plan d'eau donnent au lac Taureau une silhouette en grand A suivi d'un U, une forme qu'on ne perçoit vraiment que sur une carte ou depuis les airs. Au sol, l'impression dominante est plutôt celle d'un enchaînement de baies séparées les unes des autres par des pointes boisées, chacune avec son ambiance : la baie du Milieu, la baie du Poste, la baie de la Bouteille.

Petite icône représentant un lien vers une fiche descriptive détaillée

Un plan d'eau qui monte et qui descend

Le niveau du réservoir n'est pas constant. Hydro-Québec vidange le lac Taureau chaque année à partir de novembre, pour libérer de la capacité avant la fonte des neiges du printemps suivant, et le remplissage se termine généralement début avril. Entre les deux, le niveau baisse nettement, ce qui explique les larges bandes de rive dénudée qu'on aperçoit parfois en fin d'hiver.

Cette gestion répond à un double objectif : produire de l'électricité et réguler la crue printanière issue du bassin versant. Le parc régional lui-même colle à cette réalité industrielle, avec une bande riveraine protégée qui s'élargit entre 400 et 500 mètres à partir de la rive, et parfois plus d'un kilomètre par endroits.

Se rendre au parc depuis Montréal

Le trajet le plus direct part de Montréal, en empruntant l'autoroute 40 en direction est jusqu'à la sortie de Joliette, puis la route 131 vers le nord jusqu'à Saint-Michel-des-Saints. Comptez environ 164 kilomètres et un peu moins de deux heures de route. Au nord du village, le relief devient montagneux et des routes forestières relaient l'accès vers les plages, les marinas et les campings.

Pour circuler dans les trois parcs régionaux gérés par la MRC de Matawinie, à savoir la Forêt Ouareau, les Sept-Chutes et le Lac-Taureau, un droit d'accès s'achète en ligne sur la billetterie de la MRC avant la visite.

Dormir sur les rives du lac

L'Auberge du Lac Taureau, au 1601 chemin de la Baie-du-Milieu, propose un hébergement de style rustique avec vue sur l'eau, des chalets et des condos en location, ainsi qu'une plage aménagée. Petit combiné téléphonique symbolisant les coordonnées d'un hébergement Le Camp Taureau Altaï, sur la baie du Poste, mise plutôt sur les activités canines : cani-cross, chenil et excursions en traîneau à chiens l'hiver, en plus de la location de canots et de kayaks l'été.

Côté camping, le Camping Saint-Ignace occupe une presqu'île qui fait face à l'île du Village, et son site internet détaille les emplacements disponibles. Le camping municipal du lac Taureau se trouve directement sur le chemin du même nom. Plusieurs gîtes et chalets indépendants complètent l'offre autour de Saint-Ignace-du-Lac et de Saint-Michel-des-Saints.

Randonner, pagayer, ou glisser en hiver

Dans le secteur de la baie Dominique, un sentier de 4,6 km, avec possibilité de boucler une variante de 3,1 km, longe des points de vue sur le lac. L'auberge du Lac Taureau entretient de son côté un réseau de sentiers pédestres sur la presqu'île qui sépare la baie du Milieu et la baie du Village.

Sur l'eau, plusieurs pourvoyeurs louent pontons, canots, kayaks et pédalos, et proposent des excursions guidées, notamment à la baie du Milieu. En hiver, un sentier de motoneige relie l'auberge du Lac à l'Eau Claire, à Saint-Alexis-des-Monts, jusqu'au barrage, et il est possible de faire le tour complet du parc en motoneige ou en quad par les sentiers balisés.

La forêt qui a fait vivre la vallée

Avant d'être un lieu de villégiature, la vallée de la rivière Matawin a été un territoire de coupe forestière intensive dès le milieu du XIXe siècle. Les billots, empilés sur la glace de la rivière durant l'hiver, descendaient au printemps par flottaison jusqu'à la rivière Saint-Maurice, pour alimenter les moulins à pâte et papier de Grand-Mère, Shawinigan et Trois-Rivières. Ce n'est qu'au XXe siècle que le tourisme et les activités récréatives ont pris le relais comme moteur économique du secteur.

Le hameau de Saint-Ignace-du-Lac garde la trace d'un village englouti : l'ancien Saint-Ignace-du-Lac a été inondé au début des années 1930, lors de la mise en eau du réservoir consécutive à la construction du barrage. Le hameau actuel, reconstruit sur la rive sud-ouest de la baie Ignace, en porte simplement le nom.

À la belle saison, ornithologues et amateurs de mycologie fréquentent aussi le pourtour du lac, loin de l'agitation des zones les plus touristiques. Le village de Saint-Michel-des-Saints, au fond de la baie du même secteur, reste le point de ravitaillement de référence avant de s'enfoncer dans le parc. Petit logo bleu et blanc du site collaboratif Wikipédia On y trouve hôtels, gîtes, auberges et pourvoyeurs d'activités nautiques, ainsi que deux ponts couverts sur la rivière Matawin.

Badge de notation montrant une étoile dorée et deux étoiles grises

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