Palmeraie d'Elche

au ras du sol dans la palmeraie d'Elche, troncs de palmiers dattiers alignés au-dessus
Sommaire6 sections
  1. 01Ce qu’on découvre en entrant dans la palmeraie
  2. 02Un réseau d’irrigation plus ancien que la ville islamique
  3. 03L’inscription au patrimoine mondial, en 2000
  4. 04La palme blanche, un usage resté vivant
  5. 05Marcher dans la palmeraie sans se perdre dans le centre
  6. 06Sources et crédits

À Elche, en Espagne, plus de 200 000 palmiers dattiers bordent des canaux d’irrigation vieux de mille ans.

Ce qu’on découvre en entrant dans la palmeraie

Le centre d’Elche, dans la province d’Alicante, s’ouvre directement sur des rangées de palmiers plantées entre les rues et les jardins privés. La palmeraie occupe encore plusieurs dizaines d’hectares en pleine ville, un cas rare pour un site classé au patrimoine mondial. Les troncs, hauts et serrés, suivent le tracé d’anciens canaux dont certains sont encore visibles au ras du sol, entre les murs des propriétés.

Le jardin le plus visité, le Huerto del Cura, réunit sur un peu plus d’un hectare les spécimens les plus remarquables. C’est là que la plupart des visiteurs s’arrêtent, souvent pour un seul arbre.

Un réseau d’irrigation plus ancien que la ville islamique

La culture du palmier dattier à Elche remonte à l’époque ibère, vers le Ve siècle avant notre ère, quand des colons phéniciens puis puniques et romains ont introduit l’arbre et ses techniques d’arrosage sur cette plaine sèche. Le réseau de canaux et de bassins que l’on parcourt aujourd’hui a pris sa forme actuelle plus tard, vers la fin du Xe siècle après J.-C., au moment où la cité islamique d’Elche se construisait et où l’essentiel de la péninsule Ibérique restait sous domination arabe.

L’inscription au patrimoine mondial, en 2000

L’UNESCO a inscrit la palmeraie d’Elche sur la liste du patrimoine mondial en 2000. Le comité a retenu le site comme exemple unique de pratiques agricoles arabes transposées sur le continent européen, et comme témoignage d’une agriculture oasienne adaptée à un climat aride. Le système d’irrigation est resté fonctionnel plus de mille ans, ce qui est rare pour un aménagement de cette ancienneté.

La palme blanche, un usage resté vivant

Une partie des palmiers ne sert pas à produire des dattes mais des palmes blanches. Plusieurs mois avant la récolte, les jardiniers lient les feuilles des jeunes palmes pour les priver de lumière, ce qui les fait blanchir. Ces palmes partent ensuite vers les processions du dimanche des Rameaux, à Elche et dans d’autres villes d’Espagne. C’est un métier encore pratiqué aujourd’hui, transmis dans certaines familles de la palmeraie depuis plusieurs générations.

Marcher dans la palmeraie sans se perdre dans le centre

Les palmiers classés sont dispersés entre des dizaines de parcelles privées, pas rassemblés dans un seul parc. Le Huerto del Cura reste le passage le plus simple pour voir en une heure les arbres les plus anciens, dont le palmier impérial. Pour le reste, il faut accepter de marcher dans des rues résidentielles où la palmeraie se mêle aux maisons, ce qui déroute une partie des visiteurs venus voir un site plus spectaculaire.

Sources et crédits

Cette notice reprend les grandes lignes des fiches signalétiques que l’UNESCO publie en plusieurs langues pour ce site, sous licence CC-BY-SA IGO 3.0, CC-BY-SA IGO 3.0, CC-BY-SA IGO 3.0, CC-BY-SA IGO 3.0, CC-BY-SA IGO 3.0 et CC-BY-SA IGO 3.0, complétées par les traductions publiées par NFUAJ et unesco.nl.

Résumer cet article avec :

Partager :