6 adresses incontournables à Marseille pour déguster des cocktails

Un comptoir de bar marseillais avec un cocktail ambré au premier plan, bouteilles de
Sommaire6 sections
  1. 01Le port, porte d’entrée du rhum et du vermouth
  2. 02Carry Nation, la carte de spiritueux comme colonne vertébrale
  3. 03CopperBay, le gin maison du quartier Vauban
  4. 04Gaspard, trois espaces et une cuisine de partage
  5. 05La Ruche et White Rabbit, deux ambiances opposées
  6. 06L’Ébénisterie, un ancien atelier reconverti

À Marseille, les bons bars à cocktails partent d’un produit avant un décor : rhum, gin ou vermouth débarqués par le port.

Le port, porte d’entrée du rhum et du vermouth

Marseille a longtemps été le premier point d’arrivée en France des spiritueux venus des colonies puis des anciens comptoirs commerciaux : rhums antillais, vins doux d’Afrique du Nord, genièvres du Nord de l’Europe. Les négociants s’installaient près des quais, et une partie de ce savoir-faire de mélange et de vieillissement a fini par migrer vers les bars du centre-ville. C’est ce fil, plus que la seule mode du cocktail, qui explique la densité de l’offre marseillaise aujourd’hui.

Carry Nation, la carte de spiritueux comme colonne vertébrale

Le Carry Nation fonctionne comme un bar clandestin : son adresse ne se trouve pas en ligne, il faut s’inscrire sur le site de l’établissement pour la recevoir. Le décor et les cocktails empruntent au vocabulaire des années 1920, période de la prohibition américaine qui donne son nom au lieu, en référence à la militante Carrie Nation. La carte s’appuie sur plus de trois cents spiritueux, rhums et whiskies en tête, ce qui en fait moins un bar à ambiance qu’un bar à collection.

CopperBay, le gin maison du quartier Vauban

Dans le quartier Vauban, le CopperBay produit ses propres gins sur place. La carte complète cette base avec des bières artisanales du Var et des vins bios, deux catégories qui viennent, elles aussi, de producteurs régionaux plutôt que de grandes marques. Le Frozen Mauresque, décliné à partir du pastis, illustre cette logique : un produit local, retravaillé en glace pilée plutôt que servi à l’ancienne.

Gaspard, trois espaces et une cuisine de partage

Le Gaspard organise trois salles distinctes, ce qui lui permet d’accueillir aussi bien une soirée calme qu’un groupe plus animé. Le Concombre Masqué, l’un de ses cocktails signature, se marie avec une carte de plats à partager, rigatonis aux petits pois ou ceviche de daurade, pensée pour accompagner la boisson plutôt que pour faire diner complet.

La Ruche et White Rabbit, deux ambiances opposées

La Ruche joue la carte du bar-restaurant à l’ancienne, décor vintage et industriel mêlé, avec une cave qui met en avant de petits producteurs et une sélection de whiskies et de cognacs. À l’opposé, le White Rabbit mise sur une ambiance rock et un happy hour marqué, qui attire un public plus jeune et plus bruyant. Les deux adresses coexistent sans se faire concurrence directe, tant leurs publics diffèrent.

L’Ébénisterie, un ancien atelier reconverti

Installée dans un ancien atelier d’ébénistes, L’Ébénisterie a gardé le patio et une partie de la structure d’origine, répartie sur plusieurs salles. La carte de cocktails change chaque semaine, ce qui pousse à revenir plutôt qu’à se fier à une carte figée, et les tartines qui l’accompagnent empruntent aux saveurs méditerranéennes plus qu’à la cuisine de bar classique.

Ces six adresses ne couvrent pas tout Marseille, mais elles donnent une bonne idée de ce qui distingue la ville : des bars construits autour d’un produit, hérité du port ou fabriqué sur place, plutôt que d’un simple concept marketing.

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