Découvrez le village le plus méridional de France, niché au cœur des Pyrénées-Orientales !

Village niché au creux d'une vallée pyrénéenne verdoyante, toits de tuiles et terrasses en
Sommaire5 sections
  1. 01Un village qui ne se remplit jamais tout à fait
  2. 02Quand le village se vide vraiment
  3. 03Un nom qui vient du mot catalan pour la mine
  4. 04Randonner autour de Lamanère
  5. 05Élargir la visite aux alentours

Lamanère, le village le plus au sud de la France continentale, ne connaît jamais vraiment l’affluence, même en plein été.

Un village qui ne se remplit jamais tout à fait

Avec un peu moins d’une cinquantaine d’habitants à l’année, Lamanère reste l’une des communes les moins peuplées des Pyrénées-Orientales. La route qui y mène, étroite et sinueuse depuis Prats-de-Mollo ou Serralongue, décourage déjà une partie des visiteurs de passage. Ceux qui viennent le font en connaissance de cause : randonneurs, curieux venus voir la mairie la plus au sud du pays, ou habitants des villages voisins du Haut Vallespir.

En été, les week-ends ensoleillés amènent quelques dizaines de promeneurs supplémentaires, surtout autour du parking près de l’église. Cela reste sans commune mesure avec la foule des grandes stations pyrénéennes. En semaine, il n’est pas rare de traverser le village sans croiser personne.

Quand le village se vide vraiment

De novembre à mars, Lamanère retrouve son calme le plus complet. Le froid en altitude, les routes parfois verglacées et l’absence de commerce sur place limitent les visites aux seuls habitants et à quelques randonneurs aguerris. C’est pourtant la période où le village catalan de moyenne montagne montre le mieux son caractère : maisons de pierre serrées les unes contre les autres, toits de lauze ou de tuile, et un silence que l’été ne permet jamais tout à fait.

Un nom qui vient du mot catalan pour la mine

Lamanère a longtemps vécu de l’élevage et de la châtaigneraie, comme beaucoup de villages du Haut Vallespir. Le nom du village lui-même viendrait de « la menera », la mine en catalan, un souvenir de l’extraction de fer autrefois pratiquée dans ce secteur du Vallespir. C’est un détail que peu de visiteurs remarquent en traversant ce hameau tranquille, aujourd’hui tourné vers l’élevage et la marche plus que vers l’industrie.

L’église du village, dédiée à Saint Martin, garde des éléments remontant au Moyen Âge, remaniés au fil des siècles suivants. C’est autour d’elle que se concentre l’essentiel du bâti ancien, avec quelques fontaines et lavoirs qui témoignent d’une vie communautaire organisée autour de l’eau, rare denrée sur ces hauteurs.

Randonner autour de Lamanère

Le village sert de point de départ à plusieurs sentiers balisés qui grimpent vers les crêtes frontalières et les hauteurs du Haut Vallespir. Les vues portent loin, jusqu’à la plaine du Roussillon par temps dégagé. À proximité, la forêt d’en Malniu abrite une diversité de faune et de flore de moyenne montagne, sans les aménagements touristiques que l’on trouve ailleurs dans les Pyrénées.

Élargir la visite aux alentours

Depuis Lamanère, plusieurs sites du Vallespir et du Roussillon se rejoignent en moins d’une heure : le musée d’art moderne de Céret, connu pour ses liens avec Picasso et Matisse, les orgues d’Ille-sur-Têt et leurs formations d’érosion spectaculaires, ou encore la station thermale du Boulou, plus au nord, pour ceux qui cherchent une étape plus reposante après la marche en montagne.

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